29 avr. 07
Klima : L'interview
Voici (enfin) le contenu de l'interview réalisée auprés d'Angèle David-Guillou du groupe Klima. Elle a été réalisée le 21 avril juste avant le concert.
INTERVIEW
Duende : Alors tu as sorti ton 1er cd solo. Comment t’es venue l’idée de faire un album seule ? Tu avais toujours eu pour projet de faire un solo ou est-ce que c’est venu progressivement et comment ?
Duende : Donc c’est toi qui fait le projet de A à
Z ?
ADG : Je ne fais pas tout de A à Z, j’ai fait les
textes et la composition, après, il y a des arrangements qui se sont faits en
collaboration avec mon guitariste Christophe Rosin, avec la personne qui a
produit l’album avec moi qui est Jerôme Tcherneyan, qui est aussi le batteur de
Piano Magic. Il m’aidé à mettre en forme ce que je voulais faire et qui a eu
beaucoup d’idées pour pas mal de morceaux, particulièrement au niveau des
rythmes, ce dans quoi il excelle. J’ai aussi travaillé avec Guy Fixsen, qui a
mixé l’album et totalement produit un morceau. Il a produit les cordes, et
proposé des idées pour jouer les batteries en live. Donc, on ne peut pas dire
que ce soit complètement moi, mais j’ai toujours été présente et j’ai toujours
pris les décisions.
Duende : Je me souviens de ton concert ici même en
2004, que ressens-tu face l’aboutissement de ton projet ?
ADG : C’est vraiment marrant… C’est pas nouveau pour
moi de faire des concerts, mais c’est différent d’en faire avec un album fini.
Donc ouai, c’est sympa de revenir ici avec un véritable album. Je suis très
contente, pour tout artiste c’est un aboutissement, même si je chante sur
beaucoup d’albums d’autres groupes. C’est très différent d’être seule mais
c’est agréable.
Duende : Comment définirais-tu ton album ?
ADG : Oula… (rires). Je ne sais pas si je peux le
définir mais je peux te dire comment j’ai eu envie de le faire. Un album avec
beaucoup de guitare, une production électronique, et j’imagine une écriture de
la musique électronique avec des boucles, des répétitions… J’aime beaucoup la
musique électronique « ambiant », genre Brian Eno, donc ça faisait
partie des choses que j’avais envie de faire. Pouvoir faire des morceaux qui
soient longs, étirés, répétitifs, et qu’en même temps ça ne soit pas que de la
musique électronique, qu’il y ait des guitares. Ca reste quand même évolutif.
On peut dire que c’est de la pop, mélancolique.
Duende : Y a t il du vécu, de l’autobiographique dans
tes textes ?
ADG : MAIS PAS DU TOUT !! (rires) Oui bah bien
sûr. De toutes manières j’ai du mal à écrire des textes qui ont pas un rapport
à un certain moment. Il y a une base certainement quelque part, et il y a des
choses qui sont transformées. Il y a des textes qui sont très autobiographiques
et d’autres moins.
Duende : Une chanson en particulier ?
ADG : Heu… You make me laugh, The lady of the lake qui
est biographique mais ca ne parle pas de moi. Ca peut parler de gens que je
connais, ou… de toi par exemple… (rires). Mais c’est obligé. Il faut que ca
parle de chose que j’ai vécu directement ou indirectement.
Duende : Tu as essayé de faire passer un message à
travers ta musique et tes textes ?
ADG : Non… Ce que j’essaye de faire, c’est des textes
assez simples, mais j’essaie de trouver les mots justes. Les textes sont
vraiment important pour moi. J’ai du mal a apprécier des musiques – à moins que
ce soit de la musique pour danser – avec des mauvais textes ou qui ne me
parlent pas du tout.
Duende : Tu as bossé avec quelques personnes, notamment
Jérôme Tcheneyan du groupe Piano Magic. C’est voulu que tu ne quittes jamais
vraiment la sphère Piano Magic ?
ADG : Disons que Piano Magic ce sont des gens proches
de moi, des amis, ce sont des gens que je vois tout le temps. Donc Jérôme, est
ingé-son et produit les albums de Piano Magic. Il m’avait proposé qu’on essaye
de travailler ensemble, et quand est venu le temps de travailler les morceaux,
Jérôme c’était une évidence. Aussi parce qu’on est proche, parce qu’on a une
même sensibilité, c’est quelqu’un qui est à l’écoute. Je ne voulais pas
travailler avec un producteur qui allait me dire… Je suis content de la manière
dont ça s’est passé, le producteur qui est arrivé à la fin. Je ne voulais pas
de quelqu’un qui me dise fait-ci fait-ca et dénature mon travail et je savais
qu’en travaillant avec Jerome, j’allais faire ce que j’avais envie de faire
mais qu’il allait contribuer à mon travail. C’est pas tant le fait qu’il soit
dans Piano Magic mais plus parce que c’est un très bon ami,un très bon musicien
et c’est quelqu’un qui a de très bonnes idées de production. D’ailleurs c’est
marrant car à l’époque son studio était à 1 minute de l’endroit où j’habitais.
Duende : D’ailleurs tu chantes sur le cd de Future Conditional ?
Ca a du être amusant de travailler sur une musique à la fois moderne et en même
temps style année 80 ?
ADG : Ouai c’était très rigolo. C’était donc le projet
de Glen Johnson et Cédric Pin de Piano Magic. C’était très facile, on se
connaissait bien. Je trouve que c’est un trés bon album, c’est un hommage à ces
années là et en même temps ca se prétend pas comme étant quelque chose de
nouveau. Je trouve que c’est très bien fait, plein de respect, c’est frais et
il y a des bons textes.
Duende : Mélanie Pain pose elle aussi dessus. Tu n’as
pas peur qu’elle te prenne ta place ?
ADG : Nan, elle a aucune chance… (rires). Melanie elle
est sur le même label avec son groupe Nouvelle Vague, mais on ne s’est pas
rencontrés comme ça. En fait c’est Benoit Villeneuve qui nous a présentées avec
qui elle chantait. Au départ avec Benoit on avait pensé que je chanterai sur
son album, on est devenus assez potes. Donc j’ai présenté Mélanie à Glen. Je
trouve en tout cas que son morceau est super et je pense qu’elle reposera sur
d’autres albums de Future Conditional.
Duende : Peacefrog, c’était un choix ? Si oui, pourquoi ?
ADG : Non, en fait. Au départ ça ne devait pas être
signé chez Peacefrog, mais Vertical Form, puis le directeur artistique a fermé
le label et transféré une partie de son catalogue chez Peacefrog. J’avais
envoyé des Cd à des labels en France mais je n’ai pas eu de réponse. Bref, je
suis très contente d’avoir signé avec eux.
Duende : T’as d’autres concerts de prévus ?
ADG : Ecoute… Festival les Femmes s’en Mêlent à Londres
le 2 mai, un concert avec Piano Magic dans une église le 15 juin, je pense que
ça va être sympa. Je rejoue à Paris le 23 juin pour une soirée au Trabendo avec
Au revoir Simone. Et voilà.
Duende : Quels sont tes projets ?
ADG : J’aimerai bien tourner avec Klima, beaucoup… Il y
a aussi le prochain album de Piano Magic qui va sortir le mois prochain, sur
lequel je chante. Un nouvel album de Ginger Ale sur lequel on va commencer à
bosser cet été. Et je commence à travailler sur un prochain album de Klima,
voilà… (rires)
Duende : Le prochain Piano Magic, on peut avoir le
titre ?
ADG : Non, je laisse le privilège de l’annoncer à Glen
Johnson.
Duende : Je me souviens de la première fois que je t’ai
entendu chanter, c’était sur The troubled sleep of PM. J’ai été très touché par
la chanson « Comets » que j’ai vu sur scène peu après. Toi t’as été
touché par une chanson plus qu’une autre chez PM ?
ADG : Comets m’a beaucoup touché. J’ai découvert Piano
Magic par l’album Low Birth Weight, et j’ai adoré la chanson Bad Patient.
C’était la première fois que j’entendais un morceau qui n’était pas chanté mais
parlé, il n’y a pas de refrain et avec un grand Add-libre à la fin. C’était
exactement ce que je recherchais musicalement.
Duende : Tu vas dire que je racontes ma vie mais ma
chérie et moi on avait une petite chanson à nous, qui s’appelle « speed
the road and rush the lights ». Je crois savoir qu’elle a une signification
spéciale pour toi et éventuellement pour Glen.
ADG : Je crois même qu’il l’a écrite pour moi… en toute
modestie (rires)… Ca parle en fait des relations à distance, c’est très dur. Je
n’irai pas plus loin.
Duende : Parles nous un peu de ta vision de la musique ?
ADG : Qu’est ce que tu veux dire par là ?
Duende : Ta vision de la musique, c’est libre et
difficile comme question, désolé.
ADG : Ce que j’aime vraiment c’est faire de la musique,
plus que tout. J’écoute beaucoup de musique mais en faire c’est un besoin. Oui
un besoin, c’est ça.
Duende : Désolé pour cette question.
ADG : (Rires)
Duende : Comment t’en est arrivé à faire de la
musique ? Je crois savoir que t’es une très haute diplômée.
ADG : J’ai fait une école de musique quand j’avais 5
ans. Après j’avais des parents fans de musique, j’ai toujours été entourée de
ça. J’ai eu ma première guitare à 3 ans et mon premier groupe de rock à 15 ans.
La musique, laquestion s’est pas posée, j’en ai toujours fait.
Duende : C’est quoi ton coup de cœur musical du
moment ?
ADG : Il y a le dernier album de Low que j’adore, Arcade Fire. Un truc que j’aime vraiment et dont on parle pas beaucoup et c’est Big House, groupe américain. Ce serait ça mon coup de cœur.
Duende : Tu as envie de dire quelque chose à nos
lecteurs et tes fans ?
ADG : Heu…nan (rires). Achetez mon disque… (rires)
- Thierry dit « avec ce
superbe album, sa carrière solo va devenir conséquente (enfin; c'est le moins
que je lui souhaite!)
va t’elle laisser de coté les autres projets (Ginger Magic et Piano Ale ;o))))
?
ou continuer toujours et encore à fourmiller dans ce monde musical si
particulier ou, ma foi, elle semble être de plus en plus à l'aise si l'on en
croit la qualité de ce premier album (qui dépasse vraiment toutes mes espérances
nées de la simple écoute de The City sur sa page Myspace)
en tout cas, bon vent à elle et si celui-ci la mène jusqu'à l'Est des Vosges...
j'essayerai de venir la voir "in vivo" «
ADG : Très bien, super… Non je ne vais pas laisser les autres projets, je trouve ça intéressant de participer à des projets très différents. J’aime pas un seul style de musique donc c’est un privilège de pouvoir s’exprimer dans divers styles… A moins que je fasse une ÉNORME carrière internationale (rires).
Duende : Dernière question : tu as pris qui ce
soir pour t’assister ?
ADG : Jerome Tcherneyan à la batterie et Phillipe
Lendigni (pas sur de l’orthographe) qui est mon guitariste.
Duende : Merci à toi angèle.
ADG : Merci à toi
